JEUX ET SUGGESTIONS D'ÉCRITURE QUELQUES PISTES ET JEUX D'ÉCRITURE :
- 1) Écrivez une lettre à partir de la photo ci-dessous. Prenez appui sur un détail de la photo qui attire votre oeil, mettez ce détail au centre de votre lettre adressée à un compositeur. La première phrase de votre lettre sera : "Un jour, on ira à la mer."
- 2) Écrivez un poème court ou un fragment en prose en utilisant les mots suivants (ne dépassez pas dix vers ou dix lignes et rythmez par pieds) et insérez-le dans votre correspondance : Qui / Amoureux / Lieu / Cargo
- 3) Pour être publié en ligne, envoyez votre création à : veronique.sauger@radiofrance.com
The truth is, most of usuggs know what we want. We know what makes us feel alive and
what makes us feel dead. The answer then isn’t looking for yourself, but having the courage to live unabashedly, to do what
truly brings you bliss. The collateral of Uggs Outlet claiming your personal freedom
and rejecting the cubicle mind mentality might mean getting some strange looks and being completely rejected once in a while.
Abdelhamid KHADRAOUI le 10/08/2009
Abdelhamid Khadraoui, le 10/08/2009
Je suis allé
à travers prés et champs,
cueillir brassée
de toutes les fleurs
Pour en faire bouquet
de tout le printemps,
A te les offrir toutes fraiches
pétales en senteurs
Rosée de lumière
encore étincellant
Des roses
j'ai enlevé épines de peur
de blesser tes doigts
que j'aime tant.
Anémones, Boule de neige
et Azalée
Camélia, Doronic,
Lis et Bleuets
Jacinthe,Tulipe,
Glycine et Muguet
Dahlia,Capucine,
Belle de jour et Pensées
Dame d'Onze Heures,
Pavot, et Orchidées
Pas suffisant, pas assez,
un autre panier !
--------------------------
Le train sur les rails
Vent déchirant
Je lève la tête
Et à l'ombre furtive
Au sourire éclatant
Je tends le panier
Un bref instant
Miracle ou mirage
Je ne sais comment
Tout le parfum est parti
T'accompagnant..
-----------------------
Gentiane, Tournesol,
Hortensia et Gardenia
Véronique, Cosmos,
Sauge, et Seringa
Narcisse, Millepertuis,
Immortelle et Gerbera
Arachnis, Lupin,
vergerette et Ixia
Edelweiss, Mysotis,
Souci et Valotta.
Panier pas plein !
je presse le pas !
Seau de Salomon, Gueule du loup,
Pavot d'Orient
Saponaire, Pulmonaire, Oiseau du Paradis
et Cupidon...
L'été au solei ardent
me surprend,
avec fleurs séchées
j'en ferais autant !
A. Khadraoui.
Rachid DAOUANI le 02/06/2009
Je t’entends partir
Je t’entends faillir
Je t’entends dormir
Ton ronflement
Berce
Accompagne
Ma solitude
Au moins ca !
Ton sifflement
Ton oisiveté
Atteignent
Les méandres
De ce qui
Me reste
Comme raison
Seul !
Je marche
Seul !
Je compose
Seul !
Je décompose
Seul !
Je pose
Seul !
Je dissolve
Seul !
Je nomme
Seul !
Je dénomme
Quelle absurdité
Est ce ?
Quelle folie
Est ce ?
Que je marche !
Que j’erre !
Que je devienne
Fou !
Tes heures
Tes saisons
Ton passé
Ton présent
Somnolent
Sur mes yeux
Éveillés
De ton temps
Je suis l’exclu
De ton monde
Je ne suis
De ton ailleurs
Je ne suis
Pas
Être
Où
Ne pas
Être
C’est là la question
Tu es où
Je ne suis pas
Je suis
Où tu n’es pas
Qui suis-je ?
S’il te plait
Envahis mon silence
Fouette ma vacance
Par la cravache
De ta satanique
Symphonie
Parce que
Tu ronfles
Oui
Tu ronfles !
Les balbutiements
Que tu profères
Et qui se débitent
Malgré toi
Disent cette folie
Qui me gangrène
Fouette
Mon silence
Avoue tes secrets
Rêves
S’il te plait
Prends-moi
Avec toi !
Ne sois pas ingrate
Emmène-moi
Dans ton absence
De ce côté
De rien où
Règne
Ta vacuité
Emmène-moi
S’il te plait !
Mon oreille
Est déserte
Infectée
Que dis-je
Infestée
Juste par cette
Purulente litanie
Qui accompagne
En duo
Tes diaboliques
Ronflements
Avec en comble
De percussion
Ce lubrique
Silence
Du commun des
Mortels
Qui ne vivent que
Le matin
Et ce chien !
Ce chien
Sans pédigrée
Ce bâtard
De chien
Qui aboie
Annonçant
L’aube incertaine
L’aube des gâtés
Des ivrognes
Revenant de
Leur banquet
Ces esclaves
De l’ère moderne
Ces cancrelats
Qui démarrent leur
Voitures à crédit
Ce lépreux
Ce galeux
De chien
Qui accompagne
Leur vigile
Veillant sur
Leur grégaire
Sérénité
Et moi !
Moi je suis
Prisonnier
De tes ronflements
Et des aboiements
Du galeux
Héro des abattoirs
Désaffectés
S’il te plait
Emmène-moi
Avec toi
Fouettes de ton
Ronflement
Mes yeux enflés
Bridés
Débridés
A force de voir
Leur maudite aube
Je me révulse
De voir le soleil
Vomir ses lueurs
Annonçant une
Autre torture
Le clébard aboie
Tout son saoul
Repu
Il ose quelques mètres
Loin de
Son maitre
Arrive à la ruelle
D’à côté
Reviens bredouille
A coté de son maitre
Le veilleur de leur nuit
Ils s’éveillent
Dans leur aube
Leur squelette
S’érigent
Qui de la première prière
Qui à pied
Qui de sa voiture
Qui de sa charrette
Qui de ses marchandises
Menthe
Eau de javel
Vieux habits
De partout
De nulle part
Dans tous sens
Les éboueurs
Contents de leur
Nouvelle benne
S’y mettent de la partie
Des rabats joie
Des inviteurs
A l’insomnie
J’entends leurs
Pas…pan pan pan
Pan pan pan
Armée de cancrelats
Horde de sauvages
Modernes
Fouteurs de troubles
Me donnent
Le coup de grâce
S’il te plait
Emmène- moi !
Assaisonne
Ma maudite journée
De ta nonchalance
Orne là
De ton ron ron ron
Ronflement
Efface mon soleil
Peint ma lumière
Du noir
De tes
Pleines nuits
Emmène-moi
Dans ta vacuité
Contamine-moi
De ton indifférence
Les poissons et les plantes vertes sur le pont
N'ont ni ouïes ni yeux, ni ramage
Et ils inventent la lumière, un horizon,
Pour les besoins de leur voyage.
C'est la fin de l'hiver. Sel aux lèvres,
Grandit la voix du large,
Dans l'espace elle s'élève,
Rend les désirs avides. – Un cri en marge.
On hisse l'aurore
Et les mouettes montent à bord.
Elles font diligence,
Déploient leurs ailes, avancent.
Cher aux solitudes funestes,
Loin des jours et des années,
Un poisson frappe le hublot fermé
À des souvenirs modestes.
Quel est donc celui qui lui fait signe ?
Avec sa face d'être digne,
Le poisson privé de voix
S'éloigne alors et choit
Au fond noir de la Terre.
Ne sachant comment on tombe,
Il allume ses paupières
Et une lumière orange éclabousse l'onde.
C'est son chemin, voyage sidéral,
Qu'il colore ainsi du fond des âges.
Puis il retourne sans ambages
À l'horizon de son espace idéal.
Au crépuscule installant sa pénombre dans la forêt,
Au pied des montagnes aux pics empourprés
D’un tapis de feuilles mortes çà et là emportées
Et de sentiers de mousse maintes fois empruntés
Une créature, sous le firmament, pieuse et immaculée
Les mains tendues vers les sombres cimes effilées
Toute de blanc habillée et voilée
Sereine, elle rêvait en admirant le bleu et noir étoilé
La tête auréolée et le visage illuminé par tant de piété
Savourant la divine communion avec satiété
Au milieu de dame nature, élégante, sublime et féerique
Ses traits d’enfant au clair de lune naissant si angélique.
Gracieuse et charmante, fière de ses racines du terroir
Telle une aquarelle colorée portant une mantille noire
Courant les chemins parsemés de pétales
L’être vestale, se confondait à la magnificence vernale.
Pétillante de bonheur, arborant son âge avec innocence
Nymphette au corps frêle et le sourire de l’enfance
Parlant d’une voix chaude, pénétrante et suave
Ses mots si doux prenaient une intonation grave
Invoquant Dieu avec la grâce de sa nubilité
Des paroles tendrement empreintes de sainteté
Enveloppées d’un timbre pur montant vers les cieux
O nature ! Prends garde de ton être si pieux.
Anouar JAOUA
Véronique Sauger le 07/02/2009
L'ARBRE À MENSONGES
Je me suis levée cette nuit, j'ai scruté l'horizon
Il y avait un arbre à mensonges
Il disait : il n'y a pas de neige, il n'y en a pas ici
Il n'y en a plus, il y en a eu hier
Peut-être reneigera-t-il aujourd'hui ?
(Clair et froid le soleil à son lever se laissa sourire
Car il neigeait et l'arbre s'était tordu, songeur)
Quand somnolent les étoiles sur le monde
L’empreinte de l’aube s’éveille, teint L’azur
D’un ton paisible et d’une belle allure
Les vanesses se mêlent et valsent à la ronde
L’aube chuchote et le soleil en cadences
Se remue, s’élance et réchauffe les cœurs
Eclosent les roses et épanouissent les fleurs
Et des mains s'enchaînent, s'unissent à la danse
Des applaudissements fusent des jardins, fiers
D’accueillir en ce beau matin de juin fleuri
L’âme, en proie à la douceur veloutée, atterrit
Sur les flots voilés de buées et de lumières
Le flot de mes paroles, s'envole ;
J'ai oublié d'écrire,
la lettre, le mot, la phrase, le texte, l'idée, le vers... j'espère ;
J'ai ce père d'encre, acre ;
accrochée à mes mots d'ancre
ancrés en moi: la fleur,
Fleurira la peine de soi,
Sois là si humble
Un bleu si seul
Seulement si muet.
...
Le flot de mes paroles, s'envole.
Mohamed EL JERROUDI le 26/01/2009
LES MAINS DE L'INSAISISSABLE
Le hurlement de la soif
Fait vibrer le visage du désert
Paroles de sable
Vents de l’errance
Des pierres millénaires
Interpellent les portes du ciel
Eau chemin de la vie
Les mains de l’insaisissable
Déchirent la peau du silence
Quand le corps craquelle
Sous les yeux de l’indifférence
Les oiseaux ont déserté le ciel
Qui respire un feu
Venu hors du temps
Et les arbres fruitiers
Refusent d’abandonner
Leurs feuilles mortes
Sur un sol embrasé
L’adieu est un couteau
Son cri a déchiré sa langue
Le regard a fermé ses yeux de pierre
Comme de vieilles portes broyées
Par les mâchoires des serrures
Le sanglot des ruines
Irrigue la poussière des souvenirs
Sur des pages écrites
Avec une encre sourde
Qui s’endort dans le secret des mots
Et le cœur dévoile toute sa lumière
Sur le chemin du passé
Le visage creusé
Par les traces des désirs
Engouffre ses soupirs
Dans un corps enflammé
Pour arracher au soir les lueurs de l’aube
Saisir l’ombre des mots
Gravés sur des lèvres lumineuses
L’odeur de l’argile rappelle au cœur
Le moment de faire sa prière
L’éternel est un livre fermé
Chargé d’une énigme
Impossible à déchiffrer
Mémoire
De ceux qui sont partis
Oubliant le chemin du retour...
Le jour se lève enfin sur la ville
Que de gestes vulgaires et vils
Que de décombres et d’amas de pierres
Que de tristes poupées jonchent la terre
Les pleurs fusent et la mélancolie use
Rêves anéantis, sans désirs, sans muses
Les regards perdus comme des ombres
Sillonnent les ruelles grises et sombres
Ni les oliviers épargnés ni les blanches colombes
Le petit enfant vacille, titube, recule et tombe
Comme une vieille femme la cité s’éveille
Après des jours et des nuits sans sommeil
L’histoire se rappellera la cruauté et le mépris
Des décisions des quelques hommes épris
De sang humain des innocents petits mômes
Qui renaîtront des cendres de leur somme
Le temps pansera les déchirements trop béants
Les joues creusées et les mentons saillants
Les colombes regagneront les frêles rameaux
Et les démunis rejoindront leurs pauvres hameaux